Franchement, on a tout entendu sur le vaccin AstraZeneca. Tout. Et surtout son contraire. Vous venez me voir en consultation avec cette angoisse sourde, presque palpable. Et je vous comprends à 100 %. On ne va pas se mentir, se faire injecter un produit censé nous protéger d'un virus mortel pour finalement risquer d'en mourir autrement, c'est un concept difficile à avaler. Absurde. L'autre jour, une patiente de 35 ans, appelons-la Sarah, s'assoit face à moi dans mon cabinet. Elle refuse la pilule contraceptive depuis plus de dix ans. Pourquoi ? Par terreur absolue des caillots sanguins. Sa cousine a fait une embolie pulmonaire foudroyante à cause de ça. Et là, le système de santé lui tend un formulaire pour recevoir le Vaxzevria. Son regard ? Un mélange terrifiant de panique et de colère froide. C'est exactement là que se situe le cœur du problème. Le consentement face au risque médical.
La thrombose : ce spectre qu’on essaie de lisser
Mais parlons des vrais chiffres. Ceux qui fâchent. L'Agence Européenne du Médicament balance ses statistiques avec une froideur institutionnelle glaçante. On nous explique doctement qu'une thrombose grave, associée à une chute vertigineuse des plaquettes, survient chez moins d'une personne sur 10 000. Rarissime. Vraiment ? Faux. Regardons de l'autre côté de la Manche. Au Royaume-Uni, sur 25 millions de bras piqués, 79 cas graves ont émergé. 19 décès bruts. Terminé. Rideau. Bref, une loterie macabre où le gros lot est une place directe au cimetière. Et devinez qui tire le ticket gagnant la plupart du temps ? Les femmes de moins de 50 ans. Et encore, je mets ma blouse à couper que tous les cas n'ont pas été scrupuleusement comptabilisés dans ces registres parfaits.
Le chantage au Covid-19
Alors oui, mes excellents confrères vous diront que le Covid lui-même explose vos risques de faire une thrombose. C'est une réalité clinique. Entre 5 et 10 % des malades finissent avec des caillots dans les poumons ou le cerveau. Le calcul mathématique est donc vite expédié sur un coin de table. Se vacciner protège statistiquement davantage qu'attraper le virus à mains nues. Logique. Implacable. Mais posez-vous cette question fondamentale : pourquoi diable choisirions-nous un bouclier troué quand on nous propose des armures en titane juste à côté ?
Efficacité au rabais : pourquoi se contenter des miettes ?
Parce que l'efficacité, parlons-en sérieusement. 70 %. Voilà le score médiocre du vaccin AstraZeneca. Pendant ce temps, la technologie à ARN messager caracole fièrement à 95 %. Concrètement ? Vous avez une chance sur trois de chopper le virus malgré vos deux doses de Vaxzevria. Ridicule. D'ailleurs, la situation empire avec l'âge. Vous avez plus de 65 ans ? La protection vaccinale s'effondre lamentablement à 43,2 %. On vous injecte presque de l'eau sucrée passé un certain cap. C'est un non-sens médical absolu de réserver ce produit aux seniors sous prétexte qu'ils font moins de thromboses, alors que le vaccin ne les protège même plus correctement contre l'infection initiale.
Le mur du variant sud-africain
Pire encore. Face au variant sud-africain, c'est une véritable blague. 10,4 % d'efficacité mesurée en phase 3. Presque 90 % d'échec total. Une passoire. C'est d'ailleurs pour cette raison précise que l'Institut National de Santé Publique du Québec a mis un stop monumental à son utilisation généralisée. Ils ont eu le courage de refuser de l'offrir aux personnes à très haut risque, aux travailleurs de la santé ou aux résidents d'EHPAD. Autant dire : gardez ce vaccin pour ceux qui ne risquent de toute façon pas grand-chose face au Covid. Une aberration stratégique.
Le scandale silencieux : les femmes en première ligne
Et le clou du spectacle ? Le facteur genre. Les femmes trinquent infiniment plus que les hommes face à ces thromboses atypiques post-vaccinales. C'est un fait biologique documenté. Pourtant, lisez les recommandations officielles. Rien. Le vide intersidéral. Aucune distinction de sexe dans les protocoles d'injection. On pique tout le monde de la même manière, à la chaîne. Est-ce qu'on considère la santé vasculaire des femmes comme une simple variable d'ajustement dans cette crise sanitaire ? Poser la question, c'est malheureusement déjà y répondre. Le pire dans tout ça, c'est cette hypocrisie ambiante. On tolère une vingtaine de décès par an liés à la pilule contraceptive dans une indifférence générale, et on voudrait nous faire accepter un risque supplémentaire sous prétexte d'urgence.
Mon verdict d’experte : la roulette russe, très peu pour moi
Donc, mon verdict est sans appel. Si vous êtes un homme de 75 ans, sans aucun antécédent vasculaire, coincé au fin fond d'une région totalement épargnée par les variants coriaces... pourquoi pas. Le bénéfice reste supérieur au risque. Mais pour l'immense majorité des autres ? Non. La vie n'est pas un stupide tableau Excel où l'on coche des cases de probabilités. Quand vous êtes en pleine santé, accepter consciemment un risque mortel, même infinitésimal, défie le bon sens le plus élémentaire. Surtout, et j'insiste lourdement là-dessus, quand des alternatives infiniment plus sûres et plus performantes débordent littéralement de nos frigos médicaux. Bien sûr, AstraZeneca est moins cher. Bien sûr, il se stocke facilement dans un simple frigo de camping. C'est le vaccin de la rentabilité logistique. Mais la santé publique ne devrait jamais être une question de soldes de fin de saison. Exigez le meilleur pour votre corps. Bref, investissons dans ce qui marche vraiment et arrêtons de jouer aux dés avec nos vaisseaux sanguins.
